mardi 11 février 2020

mercredi 15 janvier 2020

Voilà ! voilà !

En novembre de l'année dernière, tard dans la nuit, qu'il était déjà le matin, un jeudi...j'entends dans une rediff' de l'émission radio de Ruquier, que le chef de la droite extrême en Espagne a dit à Valls "Va-t'en en Martinique"...
comment ça ?...occasion de constater que la droite-extrême en Espagne se porte bien....
...." Mais la tentative de sécession de la Catalogne en 2017 puis la crise migratoire de 2018 (l'Espagne est devenue alors la première porte d'entrée en Europe de l'immigration illégale ) permettent à l'extrême droite de prendre son envol
L'Espagne a longtemps été présentée comme une exception en Europe, du fait de l'absence d'un parti d'extrême droite dans ses institutions. La donne n’est plus la même depuis le 2 décembre 2018, jour où la jeune formation Vox a fait une entrée fracassante au parlement d'Andalousie. Son score – 10,96 % des suffrages et 12 députés sur 109 – est inédit pour un parti d'extrême droite depuis la fin du franquisme."
la phrase remonte à janvier.....qu'est-ce la Martinique vient faire là-dedans....allusion à un voyage mouvementé quand Valls était premier ministre ?....
 va t'en en Martinique = va t'en chez les  nègres ?....je suis certaine que les espagnols ignorent le concept d'Antilles....
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Emmanuel Macron et ses troupes de LREM ne sont pas les seuls mis en difficulté par la percée de Vox. À Barcelone, Manuel Valls a le soutien de Ciudadanos pour sa candidature aux prochaines élections municipales. Se pose donc le même problème que pour LREM, même s’il a rapidement tenté d’éteindre l’incendie. Alors que Vox grimpait dans les sondages, il avait valorisé l'idée d'un "cordon sanitaire" à établir autour du parti. "Manolo, tu ne sais pas ce que tu dis parce que tu n'as aucune idée de ce qu'il se passe en Espagne. [...] Va-t'en en Martinique", avait sèchement répondu le leader du parti d'extrême-droite, Santiago Abascal.
Vox estime que les personnes immigrées «mettent en danger notre patrimoine historique, culturel et religieux». Même tonalité au Parti populaire, lorsque Pablo Casado lance, lors d'un meeting à Grenade le 24 novembre, qu'«ici, il n’y a pas d’ablation du clitoris; ici, on ne tue pas les moutons à la maison; ici, il n’y a pas de problème de sécurité publique [...]. Ou les immigrés respectent les traditions occidentales, ou ils se sont trompés de pays» –un discours qui rappelle, là encore, le jeu dangereux du sarkozysme à l'égard du FN.
http://www.slate.fr/story/170715/espagne-elections-andalousie-extreme-droite-vox
Les résultats en Andalousie questionnent aussi, dans une moindre mesure, la situation de Manuel Valls. Candidat à la mairie de Barcelone, l'ex-Premier ministre français est soutenu par Ciudadanos mais entretient des relations tendues avec Vox. Interrogé par El País, Valls disait vouloir dresser un «cordon sanitaire» avec le parti d'extrême droite. «Va-t'en en Martinique», avait répondu le leader de Vox, Santiago Abascal.

Naufrage de migrants en Mauritanie: "60 Gambiens morts, une tragédie nationale"

Le président gambien Adama Barrow a annoncé samedi que 60 Gambiens sont morts dans le naufrage mercredi au large de la Mauritanie du bateau qui transportait près de 200 migrants en route pour l'Espagne et promis des sanctions contre les responsables de cette "tragédie nationale".
"Perdre la vie de 60 jeunes gens en mer est une tragédie nationale et un sujet d'inquiétude pour mon gouvernement. Une enquête policière poussée sera lancée pour faire la lumière sur ce grave désastre national", a déclaré le président Barrow dans un discours à la télévision publique.
La pirogue à moteur, partie le 27 novembre de Gambie, et qui comptait rejoindre les Canaries, archipel espagnol au large du Maroc, a fait naufrage mercredi face aux côtes mauritaniennes.
L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) avait fait état de 62 décès, une source sécuritaire de 63 morts dont une majorité de Gambiens mais aussi 13 Sénégalais, dans des bilans précédents ne détaillant pas la nationalité des victimes.
"Les fautifs seront poursuivis conformément à la loi", a ajouté le président gambien, en présentant ses condoléances aux familles endeuillées.
Des survivants du naufrage, dont le nombre n'a pas été indiqué, avaient quitté samedi la Mauritanie à bord de cars pour la Gambie, selon un correspondant de l'AFP.
"Nous voulons que nos jeunes restent dans le pays pour exploiter nos potentialités économiques", a poursuivi M. Barrow, avant d'annoncer un renforcement de la lutte contre les trafiquants de personnes.
Par ailleurs, 192 Gambiens ont été interceptés vendredi en haute mer par les garde-côtes mauritaniens, dans un bateau en partance pour l'Espagne, selon une source de sécurité mauritanienne.
Près de 25.000 personnes sont mortes depuis janvier 2014 en tentant de rejoindre l'Europe pour des raisons économiques ou politiques, d'après les chiffres de l'OIM.
La majorité (19.154) ont péri en Méditerranée, où se situent les principales voies d'accès au continent européen. Mais plus de 480 ont aussi perdu la vie en Afrique de l'Ouest, dont environ 160 en 2019.
Le naufrage de mercredi est le plus meurtrier survenu cette année sur cette voie, selon l'OIM.
La Gambie est, en proportion de sa population d'environ deux millions d'habitants, l'un des pays qui connaissent le plus de départs, pour une combinaison de raisons, pas seulement économiques malgré la pauvreté du pays, dit l'OIM. Elle évoque l'absence de foi dans l'avenir ou la pression familiale intense comme au Sénégal voisin.
(c)AFP

 
Les deux jeunes hommes ont été interpellés dans les rues de Zagreb mi-novembre. Et ont été expulsés vers la Bosnie-Herzégovine.
L’aventure sportive s’est transformée en cauchemar. Deux Nigérians de 18 ans, venus disputer une compétition sportive étudiante internationale en Croatie en novembre, se sont retrouvés au cœur d’une incroyable méprise. Expulsés de force vers la Bosnie-Herzégovine, ils y ont séjourné une semaine dans un camp de migrants.
L’histoire commence le 12 novembre. Abia Uchenna Alexandro et Eboh Kenneth Chinedu, étudiants à Lagos, arrivent à Zagreb pour ensuite rejoindre la ville de Pula et disputer les Championnats du monde inter-universités en tennis de table. Après la compétition, ils rejoignent la capitale croate le 17 pour rentrer au Nigéria, via Istanbul, le lendemain.
Pour tuer le temps, les deux jeunes hommes décident selon leur récit de se promener dans les rues de la ville mais omettent de prendre leurs papiers d’identité. À une station de tramway, ils sont contrôlés par deux policiers croates. « Nous avons essayé de leur expliquer qui nous étions en leur disant que les documents étaient à notre hôtel mais ils n’ont pas écouté », explique Eboh Kenneth Chine du dans une interview accordée au média bosnien Zurnal.
Surveillés par les forces de l’ordre, les deux étudiants sont embarqués dans un véhicule avec des migrants. Destination la frontière avec la Bosnie-Herzégovine, où on les dépose en bordure d’une forêt. « J’ai refusé d’entrer dans les bois mais ils ont menacé d’ouvrir le feu si je n’obéissais pas », poursuit Chinedu.
Les deux pongistes franchissent la limite entre les deux pays balkaniques et échouent au camp de Velika Kladusa où des milliers de personnes sont parquées dans l’attente d’un examen de leur situation. Dans le froid et des conditions souvent précaires.
Sur place, les deux Nigérians racontent leur histoire à des bénévoles du camp. Le 24 novembre, ces derniers contactent l’organisateur des Mondiaux universitaires, Alberto Tanghetti, pour lui demander de se pencher sur leur version. « Je leur ai demandé de m’envoyer leur photo et leur nom, raconte-t-il au Guardian. Après vérification, nous avons confirmé que ces deux garçons avaient participé au tournoi et avaient des visas en règle, délivrés par les autorités croates. »
« C’est absurde, personne n’a voulu les croire quand ils ont dit qu’ils avaient les papiers nécessaires, poursuit-il. Il aurait suffi à la police de les accompagner à leur hôtel pour vérifier qu’ils étaient entrés légalement en Croatie. »
 
Le ministère de l’Intérieur croate a annoncé qu’une enquête sur le cas des deux Nigérians avait été ouverte. Mais nie la version des deux jeunes hommes.
« Accuser les policiers de faire des discriminations basées sur la couleur de peau est inacceptable », explique un porte-parole à Al-Jazeera. Les autorités croates affirment qu’Abia Uchenna Alexandro et Eboh Kenneth Chinedu avaient définitivement quitté leur hébergement lors de leur contrôle et ne voulaient donc pas repartir vers Lagos.
« Les policiers ont déjà été témoins de cas où des personnes profitent de leur participation à une compétition sportive en Croatie pour rester illégalement dans le pays », souligne le porte-parole. Selon la police croate, un autre membre de la délégation nigériane a tenté à deux reprises d’entrer en Slovénie quelques jours après la compétition.
Selon Al-Jazeera, les deux jeunes Nigérians se trouvaient encore mercredi dans le camp de Velika Kladusa. Les autorités bosniennes ont annoncé leur intention de les renvoyer en Croatie. D’où ils n’auraient, qu’elles qu’aient été leurs intentions, jamais dû être expulsés.
(c)Le Parisen
Des centaines de personnes, se présentant comme réfugiés et demandeurs d’asile, campaient depuis des semaines devant les bureaux de l’agence onusienne avant d’envahir les locaux. Et leur message est toujours le même : ils souhaitent être déplacés vers un autre pays, considérant l’Afrique du Sud comme trop violente envers les étrangers.
Ce lundi, à la fin de la première comparution, le public s’est mis à scander « Afrique du Sud - xénophobie ». Dans la foule, Judith, réfugiée du Congo, cherchait à apercevoir le visage des prochaines personnes à comparaître : « Je suis ici parce qu’on a arrêté mon père. Ça nous choque un peu parce que nous n’avons rien fait, pourquoi nous amener ici ? On ne sait pas quoi faire. »
« Je demande d’être déplacé dans un pays tiers »
Les suspects comparaissent pour avoir pénétré illégalement dans les locaux du HCR. Ils ont été arrêtés vendredi lors d’une opération qui a fait une vingtaine de blessés du côté de la police. Mwanba est venu les soutenir. Alors que son permis temporaire vient d’expirer, lui qui a fui la guerre dans l’est du Congo, il y a neuf ans, est fatigué de n’avoir toujours pas de statut permanent.
« C’est compliqué vraiment. Certaines banques ou certains agents ne reconnaissent même pas les papiers que nous possédons. Ce n’est pas une situation facile. Nous sommes tellement menacés, nous nous sentons en insécurité. »
Les réfugiés comme Abdul, venu du Burundi, réclament d’être réinstallés : « Moi je demande d’être déplacé dans un pays tiers. Parce qu'ici nous ne sommes pas en sécurité. Les Sud-Africains n’aiment pas les étrangers. Et je ne peux pas retourner dans mon pays, car les problèmes que j’ai fuis là-bas, ils existent toujours. »
(c)RFI

Comme des milliers d'Ivoiriens qui tentent l'émigration clandestine chaque année, Laurent Barthélémy a voulu rejoindre l'Europe sans prévenir ses parents. Aveuglé par ce rêve d'Eldorado, il est mort à l'âge de 14 ans, n'imaginant pas que le froid et l'altitude le tueraient à coup sûr.
A l'énorme lycée Simone Gbagbo de Yopougon, grand quartier populaire d'Abidjan, l'équipe pédagogique est sous le choc après la révélation de l'identité de l'enfant trouvé mort à Roissy.
Ici, 7 000 élèves s'entassent dans des salles bondées. 115 élèves par classe. Trois ou quatre enfants par banc prévu pour deux... Le lycée pratique en outre la "double vacation" : la moitié des élèves viennent le matin, l'autre l'après-midi. Laurent Barthelemy était en 4e2, le matin. En ce vendredi après-midi, la salle 29 qu'il fréquentait est occupée par une autre 4e. Ses camarades de classe ont quitté l'école sans avoir appris la nouvelle. Les derniers à l'avoir vu étaient avec lui dimanche, selon une surveillante qui a parlé à ses "camarades de quartier".
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Après avoir traversé toute la ville, (l'aéroport se trouve à une trentaine de km de son quartier), le jeune homme a " accédé au train d'atterrissage de l'aéronef en s'agrippant à celui-ci au moment où l’avion s'apprêtait à s'élancer pour son décollage", selon le communiqué du ministère des Transports.
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Parmi les 25 millions d'Ivoiriens, des milliers tentent d'émigrer clandestinement chaque année. Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), en nombre de migrants clandestins, la Côte d'Ivoire se situe en 3e position des pays d'Afrique de l'Ouest. En 2017, 8 753 migrants ivoiriens arrivés en Italie étaient âgés de 14 à 24 ans, selon les chiffres du Centre de volontariat international (CEVI), une ONG italienne.
https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/cote-d-ivoire/qui-etait-lenfant-ivoirien-de-14-ans-retrouve-mort-dans-un-train-datterrissage-a-paris
 
Originaire de Gagnoa, au centre de la Côte d’Ivoire, Ani Oulakolé Marius, le père de l’adolescent, est professeur particulier. Il donne des cours de mathématiques, de physique et de chimie à domicile, « quand il y a de la demande », tient-il à préciser pour expliquer ses faibles revenus. Assis sur une chaise en plastique abîmée dans son petit salon qui se transforme en chambre des enfants le soir, il admet sans détour que la famille vit « dans la misère ».
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Ses camarades de classe confirment que Laurent-Barthélémy, au tempérament si réservé et généralement assidu, séchait régulièrement les cours depuis novembre pour se rendre au cyber. Selon sa belle-mère, qui a discuté avec lui la veille de sa disparition, il y était encore le dimanche « pendant quelques heures », « peut-être pour prendre les dernières instructions », avance son grand frère, très remonté et déterminé à ce que « la vérité émerge ».
Une seule certitude, son départ était prémédité. Un sac de voyage contenant plusieurs tenues, dont une « plutôt chic » d’après son père, a été retrouvé sur le tarmac de l’aéroport d’Abidjan. Ce sac, c’était celui de son fils. Selon Séraphin, l’un des copains de quartier de l’adolescent, « peu surpris par l’aventure » de son ami, Laurent-Barthélémy avait pris l’habitude en fin d’année dernière « d’imiter l’accent des Blancs quand il parlait français. Il se préparait pour là-bas, c’est sûr ».
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/01/15/la-vie-secrete-a-abidjan-de-laurent-barthelemy-14-ans-mort-gele-dans-un-train-d-atterrissage

Au moins 17 migrants ont déjà perdu la vie depuis le 1er janvier sur la route entre l’Afrique et l’Europe. Seize décès ont été officiellement enregistrés en mer, auxquels s’ajoute un adolescent dont le cadavre a été retrouvé dans le train d’atterrissage d’un avion à Roissy, mercredi 8 janvier.
L’année 2020 ne s’annonce donc pas plus clémente que 2019 pour les migrants africains, dont les routes, qui se sont déplacées en 2018 vers l’Espagne, restent très dangereuses. Ces derniers mois, les arrivées à travers le détroit de Gibraltar ont considérablement diminué, tandis que la voie maritime vers les Canaries, dans l’Atlantique, a été plus empruntée. En 2019, 2 698 migrants irréguliers sont ainsi arrivés par la mer dans l’archipel espagnol, soit plus du double qu’en 2018.
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Le drame qui a eu lieu dans un campement près d’Agadez, au Niger, les tout premiers jours de 2020, montre en effet que la voie officielle de la « réinstallation », vantée par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), laisse insatisfaits de nombreux migrants qui misent sur elle. Cette réinstallation veut que les demandes d’asile soient traitées sur le sol africain, ce qui est censé limiter les traversées de la Méditerranée de ceux qui ne seront pas reconnus réfugiés. Mais la formule patine et plus de 300 demandeurs d’asile soudanais ont été arrêtés par la police nigérienne, ces derniers jours, accusés d’avoir incendié leur camp onusien près d’Agadez, selon le procureur de la ville.
Ils font partie d’un groupe de 1 400 Soudanais qui ont fui en 2017 l’insécurité et l’esclavage en Libye. Depuis 2018, ils manifestent régulièrement à Niamey et à Agadez pour exiger une accélération de leur installation dans des pays d’accueil, notamment en Europe. Mais les propositions des Etats européens et des Etats-Unis pour réinstaller ces populations vulnérables exfiltrées de Libye sont très lentes et très inférieures aux besoins. Elles ne créent pas une voie légale suffisante aux yeux des migrants bloqués au Niger et au Rwanda dans l’attente d’être sélectionnés pour une réinstallation… ou raccompagnés dans leur pays de départ.
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/01/09/migrants-africains-les-premiers-drames-de-2020_