dimanche 1 décembre 2019

Mouais

Intolérance au lait...
essayons le soja...au bout du 3ème jour : inflammation du tube digestif....une belle...inflammation....paralysante...
j'ai fini le tome 1 du Comte Monte-Cristo, que j'ai lu ça et là
 
c'est vraiment mauvais....et je sors d'une période Maupassant ces derniers temps....
ce qui est important est que j'ai remis la main sur la version, que j'ai lu petiote et effectivement, il y a des coupes, version tronquée pour la jeunesse , il y a des putains de longueurs assez décourageantes, qui sied au feuilleton mais pas au roman...ah ah !...adaptation inédite pour la jeunesse...
Tome 1 et 2 en 202 pages = allègement de texte bienvenu....beaucoup d'intrigues secondaires écartées par les adaptations films et téléfilms....qui l'a fait en premier et pourquoi tout le monde a suivi....Le premier tome est plus digeste que le second....roman feuilleton, il fallait noircir les pages, mission accompli; le type qui a écrit la préface s'étonne que le bouquin soit snobé par les programmes scolaires...euh c'est parce que c'est un putain de pavé qui a très mal vieilli...
ah ! ça va mieux en le sachant
 une semaine avant la sortie du film, une photographe de 62 ans se souvient qu'en 1975 :
"J'ai été violée par Roman Polanski. Je n'avais aucun lien avec lui, ni personnel, ni professionnel et le connaissais à peine. Il me frappa, roua de coups jusqu'à ma reddition puis me viola en me faisant subir toutes les vicissitudes. Je venais d'avoir 18 ans".
elle dit clairement que c'est pour le faire chier...les faits sont prescrits....du coup la promo du film est plus que perturbée, appel au boycott....quand ça veut pas, ça veut pas....
l'affaire est très vite résumé à "il a violé une gamine de 13 ans et il a fuit ".....alors que si on contextualise, c'est moins simple....et la victime a publiquement pardonné....
les appels à boycott ont été tellement efficaces que le film a fait le 4ème démarrage de l'année...il y avait une interview d'une hystérique, y'a pas d'autre mot sur France info, la veille de la sortie où les médias faisaient mousser l'affaire...on aurait cru que la réalisateur l'avait violé, avait inventé le viol, qu'il  n'y avait pas d'autre violeur sur la planète....
c'est quoi ces appels à se rendre à la justice ricaine à 86 ans....comme si eux, se seraient rendu...et il a 86 ans, il suffit d'attendre....
ces histoires de gens célèbres n'ont aucun effet sur l'homme de la rue inconnu...
<<<je n'ai pas de sympathie pour Polanski, je me fiche trop de sa personne, il a tenu des propos limites dans la micro...mais le show biz des années 70 : c'était quelque chose....c'était pas une gamine qu'il a attrapé par les couettes dans la rue au hasard.... 
je suis incapable de suivre ce nouvel épisode concernant l'évacuation de migrants
ouhlala !
"Joalukas a tout pris de sa mère et de ma mère, sa grand-mère. C'est un quarteron, il a un truc spécial. En le voyant on ne peut pas dire qu'il possède un quart de sang africain. Il est pourtant noir à l'intérieur, et lorsque tu le vois danser, tu ne comprends plus rien";
Yannick Noah
on te voit le maquilleur
 
  
à gauche la femme ricaine de Larry King, à droite l'écrivain française N.Rheims.....euh ?...hamster !
 en aout dernier nous apprenions l'existence de Jodie Turner-Smith 
depuis quelqu'un est mariée et enceinte
 
cette affiche avait fini  par me rayer le verre de contact...quelque chose cloche dans ce photoshop ou autre hypothèse la métisse Zendaya a un visage difficile(=elle est moche) et est trop ambiguë...déjà qu'Hollywood essaye de nous persuader que sa peau est noire....
sans make up : aouch !
la pub pour ce parfum est à tous les arrêts de bus...que je fréquente, aucune envie de me procurer le produit...mais un sourcil se lève : un mannequin noire, pas métissée, l'Italie (et ses migrants), est-ce la même pub en Italie et on sait que l'usage d'un mannequin noire fait baisser les ventes, donc....
Valentino pub parfums Born In Roma  
 
 
 Born in Roma, Pierpaolo Piccioli nous dévoile son processus créatif
Vous dites ne suivre aucune règle. Cela veut-il dire que Born in Roma y échappe aussi ?
À mon sens, oui. Parce que c’est la première fois qu’une beauté black (l’Australo-soudanaise Adut Akech, ndlr) incarne la fragrance d’une marque romaine, et que cela va à l’encontre des règles de base du marketing. Vous dites que Born in Roma, c’est "l’attirance pour le passé qui rencontre l’irrévérence du présent".
.......
À vos yeux, Adut Akech et Anwar Hadid se sont imposés comme figures emblématiques de ces nouveaux parfums. Pourquoi ?
Adut, parce que je l’ai toujours considérée comme une personne, et non comme un modèle. Elle m’a d’ailleurs déjà accompagné deux fois au Met Ball. Et parce que j’adore l’idée qu’une marque romaine ne soit pas représentée par une Italienne, un peu trop cliché, mais par une beauté internationale. Anwar, parce qu’il incarne le moment. Il fait partie de la famille Hadid, oui, mais à sa façon. La combinaison des deux donne un mélange cool, pas snob du tout, qui parle à tout le monde.
doigts dans le pot
non, je ne vais pas payer pour voir ça...les meilleurs moments sont sur YouTube...en fait il n'est pas métis d'un père blanc, mais mère éthiopienne, 14 ans par césarienne et père somalien, 24 ans....aouch !
ses joues creusées (par la chirurgie), cette bouche ultra pulpeuse sont une distraction....a t-il enfoncé ses doigts dans le pot ?.....il a l'air d'être une diva, drama queen, je l'ai entendu encensé mam' Kim Kardashian qui aurait permis aux grosses d'être grosse et heureuse...ah ! euh ! vraiment ?..il a vécu 7 ans en Italie dans le monde de la mode et on ne sait pas s'il a rencontré le...racisme....
Ok ! il ne m'intéresse pas....
M.Belliard présente la matinale de la radio bleue, connaissais pas...il est en mode ricanement, fume quelque chose et s'il devait toucher une piécette chaque fois qu'il cite le nom de la radio, à l'heure actuelle il serait multi millionnaire, il pose des questions "enfonçage de porte ouverte"....il est métis, père français, mère éthiopienne....
dans le genre folle qui s'assume, nous avons le fils de Magic Johnson, qui enfoncé ses doigts dans le pot....

Montreuil : «250 personnes dans un hangar sans fenêtres, ce n’est pas acceptable»

Expulsés de leur ancien hébergement, de nombreux Maliens sans papiers squattent un bâtiment à Montreuil, réclamant régularisation et logement.
Sur les flancs du camion de livraison, le slogan s’affiche, nargueur : «Dormez en classe élite.» Ironie cruelle au vu des 120 matelas en passe d’être installés… dans un squat de fortune, un hangar montreuillois dépourvu de fenêtres où s’entassent depuis maintenant dix jours près de 250 personnes. De nationalité malienne pour la plupart, ces hommes sont arrivés le 29 octobre, à la recherche d’un abri après avoir été expulsés de leur ancien domicile. En cette matinée de novembre, ils s’affairent pour tenter d’améliorer leur quotidien. Il y a les bricoleurs, réquisitionnés pour monter des lits superposés à la chaîne ; les costauds, qui empoignent les cartons de leurs deux bras avant de les monter à l’étage ; et les fatigués, qui rentrent de quelques heures de boulot aux aurores pour le compte d’une société de nettoyage et s’enfilent quelques rasades de lait sucré pour tenir le coup.
 
C’est dans ce bâtiment de 700 m² à la façade blanche, anciennement occupé par une société de nettoyage, que se joue le dernier épisode de la saga des «Bara», un morceau de l’histoire de Montreuil (Seine-Saint-Denis) et de l’immigration française. Retour en arrière. Mars 1968 : le foyer Bara ouvre ses portes dans la rue éponyme, sur le site d’une ancienne fabrique de pianos. Le lieu, d’abord censé héberger 200, puis 400 travailleurs migrants, est vite suroccupé. Dix ans après son ouverture, ils sont près de 1 000 (Maliens, Mauritaniens, Sénégalais) à y vivre.
C’est ici que Toumani Traoré, 61 ans aujourd’hui, élit domicile quand il arrive en France en 1980. «Mitterrand m’a donné des papiers l’année d’après», se souvient-il. Comme son père, arrivé en France dans les années 60, Toumani travaille pour un tas d’entreprises : «Usines, sociétés de nettoyage, et j’ai terminé comme laveur de vitres au musée d’Orsay, jusqu’à mon licenciement en 2016.» Depuis, l’homme attend de faire valoir ses droits à la retraite, toujours engagé dans la défense des «Bara».
 
Un foyer devenu taudis
En septembre 2018, le maire (PCF) de Montreuil, Patrice Bessac, décide de passer une nuit sur place. Rats, cafards, matières fécales tombant du plafond des douches… L’état du foyer devenu taudis, dangereux pour l’intégrité physique de ses occupants, le convainc de passer à la vitesse supérieure. Bessac réquisitionne les anciens locaux de l’Agence pour la formation professionnelle des adultes (Afpa), 15 000 m² de surface sur huit étages, contre l’avis de l’Etat, propriétaire des lieux, qui compte y installer en 2024 le tribunal administratif de Montreuil et la Cour nationale du droit d’asile.
 
Treize mois plus tard et après de nombreuses escarmouches juridiques, la préfecture de Seine-Saint-Denis, qui n’a pas répondu à Libération, tranche dans le vif à quelques jours de la trêve hivernale. Il est 4 heures du matin, le 29 octobre, quand les forces de l’ordre se pointent devant le bâtiment pour procéder à son évacuation. Sur place ne restent que des travailleurs sans papiers. Les autres, en situation régulière, ont été relogés quelques jours auparavant dans un des douze foyers de travailleurs migrants que compte Montreuil. Pour l’Etat, les choses sont claires : pas question d’héberger ni de procéder à une régularisation groupée des quelque 200 personnes encore présentes à l’Afpa.
 
Elles passent la journée sur le trottoir d’en face, avant de trouver refuge en fin de journée dans leur nouveau squat de fortune. Toumani Traoré, qui dispose d’une chambre individuelle dans un autre foyer, a tenu à accompagner ceux qu’il appelle ses «enfants» : «Je veux trouver un toit à mes jeunes compatriotes», dit celui qui a été élu délégué de Bara il y a quatre ans. Mais sur place, la présence de ces «anciens» ne plaît pas à tout le monde. On s’y engueule beaucoup, en soninké, la langue commune pour ces hommes souvent originaires de la région de Kayes. A l’image de ce type, la quarantaine, qui râle contre les «combines» des délégués et ce qu’il juge être du «favoritisme» envers certains. Ou de Baba, 26 ans, arrivé à Bara en 2011, mais apparemment pas dans les petits papiers des «chefs» : «Tous les jours, c’est la bagarre. On n’a pas assez de place pour dormir, ni de lieu pour manger. A l’Afpa, j’avais une chambre pour moi. Ici, mon matelas est par terre.»
 
Les conditions matérielles n’aident pas à créer un climat apaisé. Coincés entre deux travées de lits superposés, des petits groupes partagent le mafé, alors que d’autres tentent de grappiller quelques minutes de sommeil (ou de calme), isolés du brouhaha par une simple tenture. Très vite, par le bouche-à-oreille, le nouveau squat a attiré de nouveaux venus. De 120 le premier soir, ils sont désormais autour de 250. Pour désormais sept toilettes et bientôt six douches, sous l’impulsion de la municipalité, qui a décidé d’accompagner l’installation en fournissant literie, kits d’hygiène, et en réalisant quelques travaux de sécurisation. «Après la crise et l’urgence, on va aller au bout de l’aménagement et s’il y a besoin de débloquer des fonds, nous le ferons», certifie Patrice Bessac, tout en regrettant «l’indifférence» de l’Etat envers les personnes en errance. L’édile a notamment contacté la fondation Architectes de l’urgence, qui s’est rendue sur place en début de semaine pour évaluer la faisabilité de travaux.
 
En attendant, les occupants tentent de régler leurs différends. D’un côté, les anciens et leur vie de sacrifice, souvent dans le dialogue avec les institutions et la volonté de ne pas faire (trop) de vagues. De l’autre, les plus jeunes, plus vindicatifs aussi. Toumani Traoré pointe du doigt le collectif des «gilets noirs», qu’il décrit comme des «pères célibataires» dont l’objectif serait de «pousser les gens à foutre la merde» en manifestant «tous les jours». «On n’est pas là pour emmerder le maire, il faut être reconnaissant», juge-t-il. Patrice Bessac, justement, s’il assure comprendre la «colère» et les «difficultés», dénonce aussi l’action «opportuniste» de ces petits groupes qui se seraient greffés à la lutte plus récemment.
Malley, un Ivoirien membre des gilets noirs, balaie l’argument : «On veut que les sans-papiers s’occupent d’eux-mêmes, on n’a pas besoin des délégués. Mettre 250 personnes dans un hangar sans fenêtres, ce n’est pas acceptable.» Diarra Diakité, porte-parole des habitants du nouveau squat, complète : «Les anciens ont leur logement, leurs papiers. Ils nous oublient et ne défendent que leurs intérêts.» Sa revendication ? «Des papiers et un hébergement pour les 274 personnes recensées à ce jour.» Et si des nouveaux venaient grossir des effectifs déjà très garnis ? Il l’assure, «la liste est close».
Libération, (c)Sylvain Mouillard