samedi 18 août 2012

Essai sur l'inégalité des races de Gobineau

...vu il y a longtemps dans un bouquin sur la littérature française, de la liste des bouquins à avoir en 2de

Le noir
La variété mélanienne est la plus humble et gît au bas de l’échelle_ le caractère d’animalité dans la forme de son bassin lui impose sa destinée dès sa conception : elle ne sortira jamais du cercle intellectuel le plus restreint.
Ce n’est pourtant pas une brute pure et simple que ce nègre au front étroit et fuyant, qui porte dans la partie moyenne de son crâne, les indices de certaines énergies grossièrement puissantes.
Si ces facultés pensantes sont médiocres ou même nulles, il possède dans le désir et dans la volonté une intensité souvent terrible.
Plusieurs de ses sens sont développés avec une vigueur inconnue aux deux autres races : le goût et l’odorat principalement.
Mais là précisément, dans l’avidité même de ses sensations, se trouve le cachet frappant de son infériorité : tous les aliments lui sont bons,  aucun ne le dégoûte, aucun ne le repousse, ce qu’il souhaite c’est manger, manger avec excès, manger avec fureur, il n’y a pas de répugnante charogne indigne de s’engloutir dans son estomac.
Il en est de même pour les odeurs et sa sensualité s’accommode non seulement des plus grossières mais des plus hideuses.
A ses principaux traits de caractère il joint une instabilité d’humeur, une variabilité de sentiments que rien ne peut fixer et qui annule pour lui, la vertu comme le vice.
Il tient également peu à sa vie et  celle des autres, il tue volontiers pour tuer et cette machine humaine si facile à émouvoir est  devant la souffrance ou d’une lâcheté qui se réfugie volontiers dans la mort ou d’une impassibilité monstrueuse.

 
Le jaune
La race jaune se présente comme l’antithèse de ce type _ le crâne au lieu d’être rejeté en arrière, se porte en avant _ le front large,  osseux souvent saillant développé en hauteur, plombe sur un faciès triangulaire, où le nez et le menton ne montrent aucune des saillies grossières et rudes qui font remarquer  le nègre.
Une tendance générale  l’obésité n’est pas là un trait tout à fait spécial, pourtant il se rencontre plus fréquemment chez les tribus jaunes que dans les autres variétés _ peu de vigueur physique, des dispositions  l’apathie.
Au moral, aucun de ces excès étranges, si communes chez les mélaniens _ des désirs faibles, une volonté plutôt obstiné qu’extrême, un goût perpétuel, mais tranquille pour les jouissances matérielles. Avec une rare gloutonnerie plus de choix que les nègres dans les mets destinés à la satisfaire.
En toute choses, tendance à la médiocrité, compréhension assez facile de ce qui n’est ni trop élevé ni trop profond _ amour de l’utile, respect de la règle, conscience des avantages d'une certaine dose de liberté.
Les jaunes sont des gens pratiques, dans le sens étroit du mot _ ils ne rêvent pas, ne goûtent pas les théories, inventent peu, mais sont capables d’apprécier et d’adopter ce qui sert. Leurs désirs se bornent à vivre plus doucement et le plus commodément possible.
On voit qu’ils sont supérieurs aux nègres _ c’est une populace et une petite bourgeoise que tout civilisateur désirerait choisir pour base de sa société : ce n’est cependant pas de quoi créer cette société, ni lui donner du nerf, de la beauté et de l’action.

Le blanc
De l’énergie réfléchie ou pour mieux dire une intelligence énergique _ le sens de l’utile dans le sens le plus élevé, plus courageux, plus idéal  que chez les nations jaunes _ une persévérance qui trouve les moyens d’écarter les obstacles _ avec une grande puissance physique, un instinct extraordinaire de l’ordre, non plus  seulement comme gage de repos et de paix, mais comme moyen indispensable de conservation et en même temps un goût prononcé de la liberté, même extrême _ une hostilité déclaré contre cette organisation formaliste où s’endorment volontiers les chinois aussi bien que contre le despotisme hautain, seul frein suffisant aux peuples noirs.
Les blancs se distinguent encore par un amour singulier de la vie. Il parait que sachant mieux en user, ils lui attribuent plus de prix, ils la ménagent davantage en eux -même et dans les autres.
Leur cruauté, quand elle s’exerce, à la conscience de ses excès, sentiment très problématique chez les noirs.
En même temps cette vie occupée qui leur est si précieuse ils ont découvert des raisons de la livrer sans murmure.
Le premier de ces mobiles, c’est l’honneur, qui sous des noms à peu près pareil, a occupé une énorme place dans les idées depuis le commencement de l’espèce. Je n’ai pas besoin d’ajouter que ce mot honneur et la notion civilisatrice qu’il renferme sont également inconnue aux jaunes et aux noirs. L’immense supériorité des blancs dans le domaine entier de l’intelligence s’associe à une infériorité non moins marquée dans l’intensité des sensations _ le blanc est beaucoup moins doué que le noir et que le jaune sous le rapport sensuel, il est ainsi moins sollicité et moins absorbé par l’action corporelle bien que sa structure soit remarquablement plus vigoureuse.

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