samedi 21 janvier 2017

Coupe d'Afrique des Nations 2017 tweets/ être noir en Algérie et en Tunisie!

Doug Adler est un ancien joueur de tennis reconverti dans le commentaire...lors d'un match entre Vénus Williams et Stefanie Voegele, une suissesse...le surmoi de Doug a pris le dessus et on a eu droit  à : « Elle (Voegele) rate sa première balle de service et Venus lui saute dessus. On voit Venus entrer dans le court façon gorille. Elle charge. ».
= elle n'a pas chargé comme un taureau, non, comme un singe
pour sa défense Doug dit avoir dit "guérilla"...ses patrons l'ont soutenu, nous disant que les deux mots se prononcent de la même façon...puis lui ont dit de prendre des vacances....longues et lointaines....

 
Balotelli y a eu droit aussi, lors d'un match à Bastia, comme au bon vieux temps en Italie...insultes et cris de singe....il a posté sur son compte instagram un message de...mécontentement...traduction :
"Hier, le résultat contre Bastia était bon. Nous allons encore plus travailler pour remplir notre objectif .Mais j'ai une question pour les Français. Est-il normal que des supporters de Bastia fassent des cris de singe et des “ouh ouh” pendant tout le match et que personne dans les commissions de discipline ne dise rien? Le racisme est-il légal en France? Ou seulement à Bastia? Le football est un sport formidable. Les gens comme ces supporters de Bastia le rendent horrible . Une vraie honte."
 
 
quelques tweets de la Coupe d'Afrique des Nations....y'a vraiment un fond de racisme,  mais on le savait déjà....cette histoire de religion masque bien des "choses"...cough ! cough !
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 Être noir en Algérie, par Kamel Daoud
Publié le 17 mai 2016
Depuis quelques années, on voit aux croisements des rues des grandes villes du nord de l'Algérie des familles de migrants originaires du sud du Sahara.
Ils viennent mendier, vêtus d’accoutrements grotesques : voiles démesurés pour les femmes, même pour les fillettes ; djellabas en tissu pour les hommes ; chapelets affichés de manière ostentatoire. Ils ont le « Allah » trop facile et se trompent en récitant des versets du Coran. De nombreux migrants noirs, même ceux qui ne sont pas musulmans, ont en effet recours aux symboles de l’islam pour faire appel à la charité des Algériens.
Pourquoi ? Parce que la misère permet de décoder la culture mieux que la réflexion, et les migrants, sans toit ni pain, ont vite compris qu’ici, souvent, il n’existe pas d’empathie entre hommes, seulement entre coreligionnaires.
 
La vision du Noir en Algérie, marquée par une discrète distance pendant des années, s’est transformée en rejet violent
Autre exemple : en octobre 2015, à Oran, une migrante camerounaise a été victime d’un viol collectif sous la menace d’un chien. La femme est allée porter plainte auprès des autorités, mais elle a été rejetée sous deux prétextes majeurs : elle n’avait pas de papiers et elle n’était pas musulmane. L’affaire Marie-Simone est devenue une cause célèbre, et la victime, soutenue par des Algériens, a fini par obtenir justice. Mais c’est une exception.
Les choses n’ont pas toujours été ainsi. La vision du Noir en Algérie, marquée par une discrète distance pendant des années, s’est transformée en rejet violent ces derniers temps. Il n’existe pas de statistiques officielles fiables, mais beaucoup de migrants ici viennent du Mali, du Niger et de la Libye. Et il est clair que le nombre de Subsahariens a augmenté depuis quelques années, en partie du fait de l’instabilité dans les pays voisins, surtout en Libye, ancienne grande plaque tournante de l’émigration depuis l’Afrique vers l’Europe.
 
Le noir non-musulman dans la tourmente
Et si, en Europe, un migrant peut tenter de jouer sur l’humanitaire et la culpabilisation, en Algérie, depuis quelques années, l’Autre n’est visible qu’à travers le prisme des confessions. En Occident, le racisme voit la peau ; en terres arabes, il voit la religion. Cependant, ces deux racismes sont liés : l’Occidental nie l’Arabe (ou l’incrimine), et à son tour l’Arabe nie le Noir (ou l’incrimine). Lien de causalité ? La négation en effet de dominos ? Peut-être. En attendant, la ressemblance, le mimétisme sont troublants.
Mais peu importent ici de telles complexités : on les ignore facilement. Il y a, bien sûr, des Algériens musulmans qui ne sont ni sectaires ni racistes, mais ils pèsent peu parmi l’élite ou dans le discours public. Le discours intégriste prime sur les points de vue religieux plus modérés. En partie de ce fait, en Algérie, comme dans d’autres pays arabes, les discours médiatiques et intellectuels sont cloisonnés.
D’une part, on peut lire des articles violents sur le racisme en Europe, qui décrivent la « jungle » de Calais comme une espèce de camp de concentration et présentent des raccourcis mensongers : « Pas de travail en France si vous êtes arabe ou africain », titrait un journal islamiste fin février. D’autre part, on trouve des analyses dignes du Ku Klux Klan sur la menace que représenteraient les Noirs, avec leur incivisme, et les crimes et maladies qu’ils nous apporteraient. Cette duplicité est curieuse, mais, surtout, elle est commode et ravageuse.
 
Abus chez les autres, nécessité chez soi
Début mars, à Ouargla, l’une des principales agglomérations du Sahara algérien, des affrontements ont eu lieu entre locaux et Subsahariens après l’assassinat d’un Algérien par un Nigérien. Le fait divers s’est vite transformé en vendetta populaire – avec une chasse aux migrants dans les rues, qui a fait plusieurs dizaines de blessés, et une attaque contre un camp de réfugiés. Les autorités ont ordonné le transfert massif de migrants vers un centre d’accueil dans une ville plus au sud, prélude habituel à une expulsion du pays. Des faits similaires se sont reproduits à Béchar, dans l’Ouest.
Cette vague de xénophobie, d’une violence sans précédent, a dévasté le Sahara algérien sans soulever d’objection massive : la dénonciation du racisme est généralement réservée pour les crimes de l’Occident. Abus chez les autres, nécessité chez soi. Mais comment en arrive-t-on à reconduire soi-même ce que l’on dénonce ailleurs, et visiblement sans se sentir coupable ?

Comment la victime de racisme se construit-elle une conscience raciste à son tour ? En Algérie, les élites laïques et de gauche se sont rendues myopes en cultivant le traumatisme colonial comme seule vision du monde. Les Noirs, perçus comme décolonisés ou décolonisateurs, sont soit défendus, soit idéalisés. Ils ne sont même plus une différence, juste une représentation de nos propres préoccupations.
Dans leurs discours contre l’Occident, les bien-pensants algériens imaginent protéger les Noirs en dénonçant le racisme ambiant. Mais pas question pour autant qu’ils aillent visiter les tristes camps de réfugiés et, a fortiori, qu’ils vivent avec des Noirs, leur donnent leurs filles en mariage ou leur serrent la main en saison chaude. Les Algériens laïcs désignent souvent les Subsahariens par le mot « Africains », comme si le Maghreb ne faisait pas partie du même continent.
 
L’ambiguïté d’une conversion religieuse comme voie de sortie
Les intégristes religieux ne sont pas moins racistes. À l’occasion d’un match de football entre l’Algérie et le Mali en novembre 2014, le journal islamiste Echourouk publiait une photo de supporters noirs sous le titre « Ni bonjour, ni bienvenue. Le sida derrière vous, l’Ebola devant vous ». Mais les préjugés des religieux les mènent à une autre équation, simple et monstrueuse : l’Autre est musulman ou il n’est pas.
Les conservateurs religieux, comme les élites laïques, voient les Noirs comme victimes de l’injustice des Blancs colonisateurs, mais à leurs yeux la réparation n’est possible qu’avec l’aide d’Allah. Leur propagande rappelle souvent cet exemple de la mythologie des premières années de l’islam : Bilal, l’esclave abyssinien noir, rendu libre par sa conversion religieuse.
Seulement, pour chaque Bilal, il y a des millions d’autres Noirs, y compris des convertis, qui sont restés enfermés dans la servitude pendant des générations. L’esclavagisme arabe est d’ailleurs encore aujourd’hui un sujet tabou ou escamoté par les jugements portés contre l’esclavagisme de l’Occident.
Reste que lorsqu’on est noir, adhérer à l’islam n’est pas gage de sécurité. Il suffit du crime d’un seul pour que des centaines d’autres connaissent l’expulsion. Les expéditions punitives à Béchar ont éclaté un vendredi, jour de la grande prière hebdomadaire, après des prêches appelant à la purification en réponse aux mœurs des migrants, perçues comme légères. Pour les conservateurs religieux, la culture détourne les Subsahariens de l’orthodoxie stricte – et donc même les Noirs musulmans ne sont pas vraiment musulmans.
 
 
Racisme en Tunisie : « On nous donne l’impression d’être des sous-hommes »
publié le 
 
 
Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (APR), Mohamed Ennaceur, a reçu le 27 décembre au Bardo des proches des étudiants congolais agressés au couteau trois jours plus tôt dans le centre-ville de Tunis, condamnant un « acte raciste » et rejetant « toutes les formes de discrimination raciale ». La veille, journée nationale contre la discrimination raciale, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, avait appelé à l’examen « en urgence » par le Parlement d’un projet de loi pénalisant le racisme. « Il faut une stratégie nationale afin de changer les mentalités, [et] une loi qui criminalise la discrimination », a-t-il déclaré.
Doit-on pour autant faire de ce racisme une généralité ? Jusqu’où peuvent aller ces actes et mots discriminatoires ? Paul Laurent, Imen, Corneil et Rania nous font part de leurs expériences et leur ressenti à ce sujet.
 
Paul Laurent Nyobe Lipot, 24 ans, étudiant camerounais à Sfax
« Étudiant en génie pétrolier dans une école d’ingénieurs à Sfax, je suis également vice-président de l’association des étudiants et stagiaire camerounais en Tunisie (AESCT) et je souffre malheureusement régulièrement  d’actes, d’agressions et de paroles racistes à cause de ma couleur de peau. Ceux-ci peuvent aller de l’injure publique (« guira-guira » en référence au singe, « kahlouch » qui signifie « noir » au sens péjoratif, et j’en passe) à l’humiliation (pincement du nez pour signifier qu’on sent mauvais, moqueries gratuites, refus de s’asseoir à côté « du noir », des chauffeurs de taxis qui ne veulent pas faire monter de noirs, etc.)
Un matin, alors que j’allais en cours, des jeunes sur une moto se sont mis à m’insulter. Habitué à ces mots, je n’ai pas daigné répondre aux provocations. Ils sont alors revenus vers moi et m’ont lancé des œufs pourris. Je n’ai pas eu la force d’aller en cours ce jour-là… Et ce racisme se fait aussi parfois ressentir dans le domaine de la santé. Un jour par exemple, j’ai dû conduire une jeune étudiante camerounaise dans un centre spécialisé pour interrompre une grossesse non désirée – l’interruption volontaire de grossesse est légale en Tunisie depuis 1973. Les médecins ont refusé de lui prescrire des pilules abortives pour la simple raison qu’elle n’était pas, je cite, « arabe ».
Tout cela nous donne l’impression d’être des sous-hommes en Tunisie. Il est affligeant d’entendre les Tunisiens parler de l’Afrique comme si la Tunisie était un pays non-africain, ou de percevoir encore l’Afrique subsaharienne comme une zone de pauvreté dans laquelle les habitants n’ont aucun pouvoir d’achat. Loin de moi l’idée d’accabler tous les Tunisiens, et je garde aussi de bons souvenirs de l’hospitalité avec laquelle j’ai été accueilli, je suis fier d’apprendre auprès de ce peuple révolutionnaire.
Aujourd’hui, la Tunisie a le courage de prendre le problème au sérieux et la société civile agit pour tenter de faciliter notre intégration. La récente réaction du gouvernement est à louer, car il a enfin décidé de rompre avec la pratique du mutisme. Mais beaucoup reste encore à faire… »
 
 Imen Guenich, 21 ans, étudiante tunisienne à Tunis
« Ma couleur de peau n’a jamais représenté un handicap pour moi, mon quotidien ressemble à celui de toutes les jeunes Tunisiennes de mon âge. On me prend par contre souvent pour une étrangère. Plus petite, je subissais les moqueries de mes camarades de classe sur ma couleur de peau. Je sentais bien que j’étais différente et je trouvais cela injuste. Je reçois aussi parfois des réflexions et des surnoms désagréables dans la rue
Mais avec le temps, je m’y suis habituée et j’ai même appris à en rire. Cela m’a poussé à constamment m’interroger : pourquoi le Tunisien a-t-il une image unidimensionnelle de la Tunisie ? Pourquoi, avec mes cheveux frisés et ma peau ébène, je ne peux représenter la beauté tunisienne ou arabe ? La lutte contre la discrimination raciale est principalement une lutte contre des mentalités individuelles et collective (société civile, médias, État). L’État doit d’ailleurs intervenir en premier lieu au niveau de l’éducation, car je me souviens d’ « Amadou », l’unique personnage noir des manuels scolaires désigné comme un « Africain »… comme si la Tunisie faisait partie de l’Union européenne !
La Tunisie doit pénaliser la discrimination raciale car aujourd’hui encore, au nom du racisme, des personnes agressent, volent, braquent, insultent, humilient et ségrèguent des personnes compétentes qui ont du mal à pratiquer certains métiers comme animateur télé ou hôtesse par exemple. »

Corneil Bilolo, 25 ans, étudiant congolais à Tunis
« Je viens de Kinshasa et fais des études de génie informatique à l’école polytechnique méditerranéenne de Tunis. Le racisme, c’est mon pain quotidien, je suis habitué à l’injustice à cause de ma couleur de peau. Durant ma première année ici, je me mettais en colère, mais à force je ne réagis plus. Je fais semblant de ne pas entendre car le silence est la meilleure réponse à tout cela. J’ai juste envie de finir mes études pour pouvoir rentrer chez moi. Je n’ai personnellement jamais été victime d’actes physiques, mais j’ai déjà été poursuivi par deux jeunes garçons à moto. Je reçois surtout des insultes, des surnoms (« guerd » -« singe »-, « kahlouch », Shrek, etc.) et des moqueries dans la rue ou dans des magasins. Mais j’ai aussi rencontré des Tunisiens très bons. On doit enseigner dès le plus jeune âge qu’une personne ne se résume pas à sa couleur de peau mais à son cœur.
Le drame qui s’est produit le samedi 24 décembre m’a laissé sans voix. On se dit que nous ne sommes plus en sécurité et qu’on pourrait mourir dans l’indifférence totale devant les forces de l’ordre et d’autres citoyens tunisiens. Ça fait mal… J’aime la Tunisie, je ne serais pas venu sinon. Mais je ne veux plus être condamné pour quelque chose dont je ne suis pas responsable. Je n’ai pas choisi de naître noir.
Dans les saintes écritures du Coran il est mentionné, sourate 35, versets 27-28 : « N’as-tu pas vu que, du ciel, Allah fait descendre l’eau? Puis Nous en faisons sortir des fruits de couleurs différentes. Et dans les montagnes, il y a des sillons blancs et rouges, de couleurs différentes, et des roches excessivement noires. Il y a pareillement des couleurs différentes, parmi les hommes, les animaux, et les bestiaux. »  »

Rania Belhaj Romdhane, 21 ans, originaire de Gabès et étudiante à Tunis
Je suis étudiante en anglais et relations internationales à l’Institut supérieur des sciences humaines de Tunis, et activiste au sein de l’association M’nemty pour la lutte contre la discrimination raciale. Je subis des actes et des propos racistes quasi-quotidiennement à cause de ma couleur de peau. Un de mes pires souvenirs remonte à mon enfance, lorsque ma maîtresse à l’école primaire m’asseyait au fond de la classe parce que ma couleur de peau la dérangeait. Elle me l’avait dit franchement, de manière humiliante et blessante, et j’ai dû supporter ce traitement durant tout l’année, à l’âge de neuf ans.
Plus tard, au lycée, une des professeurs m’appelait « oussifa » (esclave en arabe) devant le reste de la classe. Ces événements à l’école ont profondément marqué l’enfant et l’adolescente que j’étais, car les personnes qui étaient supposées me protéger et m’apprendre des choses m’avaient en fait humiliée.
Sans oublier la mentalité de certains Tunisiens, qui réduisent les femmes noires à des créatures sexuelles par exemple. Le racisme peut aussi être plus violent, comme ce jour où un enfant  m’a jeté des cailloux en criant « retourne dans ton pays guira-guira ! Retourne en Afrique, la kahloucha (noire) ! » J’étais choquée.
Le rôle du gouvernement est de protéger tous ces citoyens via des lois protégeant les minorités, mais aussi en modifiant les programmes scolaires pour enseigner l’importance de la diversité. Mais c’est surtout un travail sur les mentalités qui doit être fait. Nous devons répandre l’amour et non la haine, et faire comprendre qu’une personne à la peau noire est une citoyenne comme une autre qui a le droit de vivre en paix dans ce pays. A l’attention du gouvernement tunisien : commencez à agir, et assez des fausses promesses ! »
http://www.jeuneafrique.com/387963/societe/racisme-tunisie-on-donne-limpression-detre-hommes/

 
et puis la France leur rappel que :
 
Contrôles au faciès : les jeunes Noirs ou Arabes ont 20 fois plus de chances d'être contrôlés par la police, selon le Défenseur des droits
 
Les jeunes hommes "perçus comme noirs ou arabes" ont "une probabilité 20 fois plus élevée que les autres d'être contrôlés" et vivent "des relations plus dégradées avec les forces de l'ordre" que l'ensemble de la population, révèle une enquête du Défenseur des droits diffusée vendredi 20 janvier.
"Au sein de la population générale, si seulement 16% des personnes déclarent avoir été contrôlées dans les cinq dernières années, cette proportion atteint près de 40% parmi les jeunes de 18-24 ans. Les jeunes hommes du même âge perçus comme noirs ou arabes/maghrébins sont encore plus concernés puisque 80% d'entre eux rapportent avoir été contrôlés au moins une fois par les forces de l'ordre sur la même période", indique cette étude réalisée en 2016 en France métropolitaine sur un échantillon représentatif de 5 117 personnes.
Si, pour la majorité des enquêtés, les relations avec la police sont satisfaisantes (82% des personnes interrogées disant faire confiance à la police), les jeunes hommes "perçus comme noirs ou arabes" témoignent de "relations plus dégradées avec les forces de l'ordre" que les autres. Ils rapportent davantage avoir été tutoyés (40% contre 16% de l'ensemble), insultés (21% contre 7% de l'ensemble) ou brutalisés (20% contre 8% de l'ensemble) lors du dernier contrôle qu'ils ont vécu.
 

Un article...sur l'Afrique qui va pas bien...pour changer

<<<<article très partagé sur des sites de...droite....

Migrations africaines, le défi de demain

A trop se focaliser sur le Moyen-Orient, on n’a pas vraiment vu venir l’Afrique… En 2016 pourtant, à bas bruit, l’immigration de ce continent de 1,2 milliard d’habitants a détrôné les arrivées syriennes, afghanes et irakiennes en Europe. Selon une communication de Frontex, l’agence européenne de gardes-frontières et de garde-côtes, du 6 janvier, 93 % de ceux qui ont débarqué en Italie l’an dernier, venaient de ce continent.
L’année qui vient de s’achever pourrait donc s’imposer comme une transition, un passage de relais entre deux exils. Avec son million de réfugiés en Europe, s’ajoutant aux millions déjà massés en Turquie, au Liban ou en Jordanie, 2015 avait été une « année syrienne », une « année de l’asile », et les esprits sont restés sur cette vision, qui a masqué les autres mouvements de migrations en train de s’affirmer.
 
Globalement, les ordres de grandeur ont chuté. En 2016, les flux ont diminué des deux tiers (364 000 arrivées sur le Vieux Continent) et ont changé de nature. Les traversées par la Méditerranée centrale (181 000) ont augmenté d’un cinquième, prenant le pas sur les passages par la mer Egée (175 000), divisés par quatre. L’accord entre l’UE et la Turquie, signé en mars 2016 et par lequel Ankara s’engage, moyennant finances, à contrôler l’émigration vers l’Europe, est la ­première explication à cette baisse des arrivées syriennes en Europe. L’UE salue l’efficacité de cet accord et la réduction des noyades, mais de nombreuses voix dénoncent le blocage de 54 000 Syriens dans des camps en Grèce et l’inhumanité de la situation.

L’italie en première ligne
C’est donc en Italie que s’observe la pression migratoire africaine. Celle-ci transite via la Libye, pays anarchique où les migrants sont victimes des trafics et des pires exactions. « La Libye est un enfer absolu pour les migrants. Ils en parlent avec effroi, plus que de la traversée de la Méditerranée », commente Pascal Brice, directeur général de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).
Sur les dix premières nationalités des migrants arrivés en Italie entre janvier et novembre, neuf sont du continent africain, comme l’a comptabilisé l’Organisation internationale des migrations (OIM). Seuls les Bangladais, en 9e position avec 4,4 % des arrivées, viennent rompre cette unité. Principale communauté, les Nigérians ont constitué 21 % des entrants, suivis par les Erythréens (11,7 %), les Guinéens (7,2 %) et les Ivoiriens (6,7 %). Selon Frontex, les ressortissants de ces pays sont dix fois plus nombreux à avoir fait le voyage en 2016 qu’en 2010. L’agence chargée des frontières extérieures de l’Europe estime même que « cette évolution reflète la pression migratoire croissante du continent africain, et plus particulièrement de l’Afrique occidentale, responsable de la majeure partie de la croissance des arrivées par cette route en 2016 ».

Qu’un pays africain prospère rencontre des difficultés, et c’est toute une émigration régionale qui se redirige vers l’Europe.
L’immigration africaine est mixte, composée de réfugiés éligibles au droit d’asile (Erythréens, Soudanais, Ethiopiens), mais aussi de migrants économiques, notamment originaires de l’Afrique de l’Ouest. Cette évolution risque donc de changer la nature du débat dans une Europe en proie aux mouvements populistes, où le droit d’asile est défendu comme un devoir moral et juridique absolu, tandis que l’immigration économique est beaucoup plus contestée. Plus ce flux augmentera, plus certains Etats européens renâcleront à reconnaître l’éligibilité des ressortissants de certains pays à l’asile.
 
Aujourd’hui, en France, même si un sur deux seulement obtient le statut de réfugié, les Soudanais se sont situés au 4e rang entre janvier et novembre 2016. A Calais, ils étaient même la nationalité majoritaire dans la « jungle » démantelée en octobre. Peu enclins il y a quelque temps encore à rester en France, ils commencent à y déposer des demandes d’asile. « Nous observons depuis deux ans une montée du nombre de dossiers du Soudan et de l’Erythrée, et une baisse de ceux qui proviennent de République démocratique du Congo », explique Pascal Brice. Les demandes africaines représentaient 39 % des demandes d’asile déposées en France en 2015. Un pourcentage qui ne devrait pas bouger en 2016.
Déjà mise à mal par la crise syrienne, qui a semé le doute sur la gestion de ­l’espace Schengen et révélé l’incapacité à répartir équitablement les réfugiés ­entrants, l’Union européenne ne semble pas avoir vraiment pris la mesure du défi auquel elle pourrait avoir à faire face si la migration africaine continue sur sa lancée actuelle.

Mesures insuffisantes
Le sommet de La Valette, qui a réuni à Malte les dirigeants européens et africains, en novembre 2015, a bien été consacré à ce sujet, mais les mesures annoncées ne sont pas jugées suffisantes – en dépit du chèque de 1,8 milliard d’euros signé par l’Union européenne pour ces pays – pour calmer les velléités de départ d’une jeunesse très largement sans emploi et impatiente.
Côté français, on insiste sur la nécessité de ne pas avoir avec les pays africains uniquement un rapport punitif – conditionner l’aide au tarissement des flux. L’idéal est de développer des partenariats et d’avoir une approche ciblée : aide au contrôle des frontières et des trafics ; compensation du manque à gagner pour les populations locales dans les pays de transit comme le Niger ; développement ciblé dans les villages de départ (Sénégal, Mali, Nigeria), qui ne profitent pas du décollage économique de leur pays, mais sont toutefois assez riches pour réunir les milliers d’euros nécessaires pour financer le long voyage vers l’Europe d’un des leurs. Cette politique permettrait de réduire des deux tiers le transit à travers le Niger, affirme l’Elysée.

A court terme, les dernières études scientifiques soulignent que le développement d’un pays permet, dans un premier temps, à plus d’individus de disposer des moyens de réaliser leur projet migratoire, et favorise donc les départs. C’est dans un second temps que l’émigration commence à baisser. A condition que l’économie et la démocratie suivent et que la ­natalité, galopante en Afrique subsaharienne, tombe à des niveaux soutenables.
Aujourd’hui, les Africains du sud du Sahara représentent à peine 10 % des migrants de la planète, et la plupart de ces « déplacés » sont juste passés dans un pays voisin du leur. Selon l’OIM, en 2015, sur les 32 millions qui ont pris la route, la moitié d’entre eux ont posé leur sac sur leur continent. Et l’Union européenne compte près de 9 millions de migrants africains.
Reste que les équilibres peuvent vite basculer. Qu’un pays relativement prospère du continent africain comme le Nigeria rencontre des difficultés économiques ou politiques imprévues, et c’est toute une émigration régionale qui se redirige vers l’Europe. Sur un continent qui abritera 2,5 milliards de personnes, soit un quart de la population mondiale, en 2050, une toute petite augmentation du pourcentage de projets de départ au long cours posera un défi majeur du côté nord de la Méditerranée.
http://mobile.lemonde.fr/international/article/2017/01/16/migrations-africaines-le-defi-de-demain


 
 
le dernier paragraphe est..drôle....
 
Noirs en pays arabes

De graves incidents se sont multipliés ces dernières années contre les populations noires en Afrique du Nord. Du Maroc à la Libye, en passant par l’Algérie, on ne compte plus les mises à mort de rue, les ratonnades policières, les lynchages, humiliations et autres faits divers consternants.
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Les Noirs y sont couramment appelés abd (esclaves), kahlouch (nègre) ou qird (singe »). Régulièrement accusés d’être porteurs de multiples fléaux et maladies, ils font l’objet d’une sorte de rage collective et xénophobe. Le problème pourtant est très généralement sous-évalué ou occulté.
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 « Les Noirs africains qui travaillent en Égypte, en Algérie et en Libye, racontent comment ils sont ridiculisés, publiquement et physiquement agressés » The Huffington Post USA, « The Great Taboo : arab racism » Rebecca Tinsley, 9 septembre 2011).
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En Algérie, de véritables massacres ont eu lieu contre des migrants noirs à Ouargla (18 morts brûlés vifs en novembre 2015), Béchar (mars 2016), Tamanrasset (juillet 2016).
Dans la périphérie ouest d’Alger en décembre 2016, des réfugiés, entassés dans des camps insalubres, ont été violemment arrêtés par la police dans une quasi indifférence des médias internationaux et des dirigeants politiques locaux.
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En Égypte, des affrontements de quatre jours ont fait à Assouan 26 morts (Jeune Afrique, 29 avril 2014).
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En Libye, depuis la chute de Kadhafi, les émeutes sanglantes s’enchaînent. Des Tchadiens et des Soudanais réfugiés du Darfour sont égorgés par la foule. « Les témoignages et rapports de Human Rights Watch font état de centaines de civils tués ou torturés en raison de leur couleur de peau » (Le Monde Afrique, 7 septembre 2011).
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Au Maroc, dans le quartier de Boukhalef à Tanger, des Noirs africains sans papier ont été attaqués à la machette par des civils le 29 août 2014 ; un homme a été égorgé, 14 personnes ont été gravement blessées. Le magazine Maroc Hebdo a publié sans complexe un dossier intitulé « Le péril noir » dévoilant ainsi une réalité qui n’a jamais cessé de faire des ravages dans les pratiques et les mœurs des pays arabes.
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«  Mépris, insultes, agressivité et humiliations quotidiennes sont bien souvent le lot des Subsahariens » raconte le journaliste sénégalais Bassirou Bâ (Slate Afrique, « Dans la peau d’un Noir au Maroc », 13 novembre 2012).
« Une réalité trop souvent tue ou minorée », poursuit-il. Que disent aussi bien les enfants, les adultes incultes que les professeurs ou les personnes âgées à leur passage ? « Cannibales, mangeurs d’hommes, tueurs de nourrissons… les coups de couteau fusent parfois dans l’abdomen. (…) Le racisme est une des métastases de l’ignorance – et de l’intolérance ».
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A Nouakchott en Mauritanie l’été dernier, les défenseurs africains des droits de l’homme ont fait un appel solennel à l’occasion du 27ème sommet de la ligue arabe : « Nous appelons les chefs d’État à prendre à bras le corps la question de l’esclavage, du  racisme et de l’exclusion  qui frappent  les Noirs dans les pays qu’ils dirigent » (Mondafrique, 24 juillet 2016).
Mais la Ligue arabe et l’Organisation de la Conférence Islamique refusent obstinément de condamner ces exactions. Or, il existe bel et bien « un racisme culturel très ancré dans les mentalités » (Dossier « Le racisme anti-noir », Jeune Afrique, avril 2014).
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Le 21 mars 2016, une première campagne transmaghrébine contre le racisme intitulée « Ni Oussif Ni Azzi, Baraka et Yezzi » (en français, « Ni esclave, ni Azzi [« négro »], stop, ça suffit ») était lancée en Tunisie, au Maroc, en Algérie et en Mauritanie.
Cette entreprise de sensibilisation, première tentative de grande envergure, a cherché à mobiliser l’opinion publique par de nombreuses activités comme des conférences, plateforme de presse, ateliers et manifestations artistiques.
Malheureusement, l’impact réel de cette campagne semble avoir été assez négligeable sur la société maghrébine pour laquelle l’exclusion du Noir est généralement vue comme un « comportement ordinaire sans grande importance ».
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Pour le nigérian Wole Soyinka, premier prix Nobel noir de littérature en 1986 : « Les Arabes et l’islam sont coupables d’une brutalité culturelle et spirituelle envers le continent (africain) ». Une brutalité qui ne date pas d’hier.
La traite arabe des Noirs d’Afrique appelée traite orientale est en effet la plus ancienne et la plus longue de l’histoire. Elle a duré du 7e au 20e siècle, soit quatorze siècles.
Dès le Moyen Age, des sources attestent et justifient l’existence de ces trafics d’êtres humains. C’est le cas du célèbre historien et voyageur tunisien Ibn Khaldoun qui affirmait au 14e siècle : « les seuls peuples à accepter l’esclavage sont les nègres, en raison d’un degré inférieur d’humanité, leur place étant plus proche du stade animal » (Al-Muqaddima, 1377).
Ahmad al Maqrîzî, historien égyptien du 15e siècle, décrit avec force détail les marchés négriers du Caire. Les nombreux témoignages directs d’explorateurs du 19e siècle, comme V.L.Cameron, H.M.Stanley, David Livingstone ou Charles Martial Lavigerie, confirment que cet esclavage a largement perduré.
Les convois caravaniers traversaient les déserts depuis la Méditerranée vers la mer Rouge et l’océan Indien, en direction du Sud et de l’Est. 15 à 17 millions de Noirs africains ont ainsi été concernés par ce trafic selon les dernières estimations des spécialistes.
« L’esclavage (…) [était] un immense commerce très lucratif, (…) utile à la construction des bâtiments ou à la culture de la canne à sucre, ainsi que dans les mines de sel du Sahara ou dans les mines d’or du Soudan » (Tatiana Pignon, « L’esclavage en terre d’islam », Les Clés du Moyen Orient, 26 décembre 2014).
Pour Thomas Vernet (Université Paris 1 Sorbonne), la traite orientale a été aussi meurtrière que la traite transatlantique. Le voyage vers le Maghreb, le bassin du Nil ou la péninsule arabique, durait trois mois environ dans des conditions terribles, à travers le désert et par bateaux.
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Même les Africains convertis à l’islam, contrairement à une interdiction du calife Omar (7e siècle), étaient réduits en esclavage car tout devenait possible en période de pénurie de main d’œuvre. Un Africain était, au mieux, considéré comme un musulman inférieur. Sa condition d’esclave était inhérente à la couleur de sa peau. Salah Trabelsi, historien à l’université Lumière Lyon 2, y voit la preuve d’une société musulmane profondément inégalitaire.
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A aucun moment le Coran ne condamne l’esclavage. Mahomet lui-même possédait des esclaves. On peut même dire que l’islam a légalisé cette pratique, d’ailleurs évoquée dans pas moins de 25 versets, sans jamais être condamnée.
Roger Botte (CNRS-EHESS) raconte que La Mecque est longtemps restée « le lien séculaire entre pèlerinage, traite des esclaves et leur redistribution dans l’ensemble du monde musulman » (Esclavages et abolitions en terres d’islam, Bruxelles, août 2010, p.10).
La traite négrière est une invention du monde arabo-musulman assure l’anthropologue et économiste sénégalais Tidiane N’Diaye dans son livre Le génocide voilé (Gallimard, 2008). Bien avant les théories raciales nées en Europe au 19e siècle, il y avait déjà, écrit-il, « un paradigme de l’infériorité de homme noir dans le monde arabo-musulman ».
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La castration y était voulue et planifiée, généralisée et massive « pour que les Noirs ne fassent pas souche ». Car, poursuit Tidiane N’Diaye, il fallait éviter leur prolifération.
« Le résultat est que de nos jours, ils ont presque tous disparu en Turquie, au Yémen, en Irak et on en trouve très peu au Maghreb ou en Arabie Saoudite. » Les Noirs présents en pays arabes aujourd’hui sont plutôt des migrants et réfugiés, clandestins et indésirables.
On les chasse comme des bêtes. « Force est de reconnaître que la traite arabo-musulmane fut un véritable génocide des peuples noirs ».
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Dans les pays arabo-musulmans, le Noir est traité comme le bouc émissaire par excellence, tout comme le Juif, confinés l’un et l’autre au rôle d’inférieurs. Les insultes si proches, dont le Juif comme le Noir font l’objet, les font communier dans la même adversité.
 
 

vendredi 20 janvier 2017

De quoi ?

tous les médias, même la radio  sont en mode Trump est formidable et il est président....donc me revoilà....je n'ai pas regardé Obama prêté serment, donc Trump encore moins....et les "que Mélénia est belle, c'est la nouvelle Kennedy"....au seccccccoooouuuurrrrrssss !
il faudrait que je demande si avec Bush et Clinton, on avait droit à ses retransmissions en direct...
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Nicole Kidman, a un avis et l'avait donné juste après la victoire de Trump, en octobre dernier alors qu'elle enregistrait une interview pour un film qui doit sortir en février....
 
 "Il est élu maintenant et, en tant que pays, nous devons soutenir le président quel qu'il soit, c'est ce sur quoi la nation est fondée. Peu importe la manière dont sa victoire s'est produite, il est là, et c'est parti."
= Nicole est républicaine et ne le savait pas...quand Obama a été élu, les républicains ne l'ont pas soutenu, Trump n'a t-il pas payé des détectives pour prouver qu'il n''était pas vraiment ricain...Nicole n'a pas suivi tous les blocages qu'a subi Obama dès qu'il bougeait...
Nicole est revenu sur ses propos...très aimés des médias de droite.....
=
"J'essayais de souligner que je crois en la démocratie et la constitution des États-Unis. C'est aussi simple. C'est derrière moi, maintenant. C'est ce que j'ai dit, et c'est aussi simple que ça"
<<<<c'est pas ce qu' on avait compris...elle est pétée de tune donc quoi que fasse Trump, ça va pas la toucher donc, lui ou un autre....
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autre vedette Zoe Saldana, la copine de Tana de Montaigne qui "a subit un horrible racisme venant des noirs"....
Zoé a un avis aussi...
"she does condemn some of the treatment he has received. The actress believes that Trump has been bullied by those who dislike him, and she sees those insults as contributing to his win. "We got cocky and became arrogant and we also became bullies...As a result, Saldana suggests, many Americans felt for Trump. We were trying to single out a man for all these things he was doing wrong ... and that created empathy in a big group of people in America that felt bad for him and that are believing in his promises,"
=
 Trump a été harcelé ....
<<<<<<au seeeccccooouuurrrs ! .....venant de quelqu'un qui sans honte a déclaré que grâce au film Nina (qui a fait un flop), elle a contribué  à faire connaître Nina Simone.... sa parole n'a pas d'intérêt....ou alors elle n'était pas dans le pays pendant la campagne.....
je rappelle que la candidate indépendante a demandé le recomptage des voix, et on a trouvé que Mam' Clinton a 3 millions de voix d'avance...
 
 
un vendredi 13 particulièrement...intéressant....fin d'après-m' j'entre dans le bus 72 où une puissante odeur d'urine et de mandarine me défonce la cloison nasale....j'ai tenu 2 stations....à République, chez Camaïeu, un flic hurle sur les 2 caissiers, en leur demandant pour la 2ème fois de fermer boutique, car les démineurs veulent faire sauter le colis suspect qui a été repéré..."s'il y a des morts, vous serez responsables..."...tout le monde sort, on délimite la zone avec un ruban que des passants ne respectent pas...je veux entrer en possession d'un pull en V, bleu pétrole, joli, léger, il pleut, 10 mn passent...la menace disparaît, le magasin lève le rideau...je reprends le pull et m'en vais le payer, derrière la caisse, le vendeur, jeune, barbe taillé avec soin, c'est une pède....je me laisse convaincre, qu'il me faut une carte de fidélité...je lui donne mon vrai nom, un de mes e-mail, je le corrige même dans l'orthographe de mon prénom...nawak !...c'est la 2ème fois de ma vie que j'achète quelque chose chez Camaïeu...sa voix, ses manières de folle étaient d'hypnotiques...le genre "quelle horreur des femmes !"
 
il fait un froid de gueux....à la faveur d'un mal de dos, aux causes inconnues qui m'oblige  à en faire le moins possible....je cède  à l'envie de revoir...La tour infernale...cough ! cough !...pour avoir un aperçu du jeu de Paul Newman...j'ai déjà vu le film deux fois, mais j'étais petiote et la seule scène dont je me souvienne, sur les deux heures, c'est la scène finale, où le pompier Mac Queen dit à Newman que s'il veut construire haut autant consulter les pompiers avant....
bon alors...euh ! ça a prit un coup de vieux...oh il y a même OJ Simpson....les scènes de la foule en panique ne sont pas assez bruyantes...une fois que t'as vu Sharknado....Newman torse nu sur le lit, ça le fait pas, c'est un physique des années 70, qui a besoin d'un peu de gym, ses yeux bleus perçants ne m'ont pas touchés et mangent sonvisage....l'éclairage, les ombres sont une vraie distraction....
<<<<ça c'est de la critique qui donne envie....non en fait je m'en fiche....bon alors ça c'est fait......
 
 
l'affaire du moment :
 
Romanie Schotte, est miss Belgique depuis peu.....et elle a été rattrapé par la patrouille.....
 à un follower qui voit un "nigga", elle répond "je sais', suivi d'une émoticône en forme de crotte.
Et c'est parti pour une tournée d'excuses :
 "Je ne suis pas raciste. Je suis ouverte à toutes les cultures. Les gens veulent me faire du mal. En Flandre, ce n’est pas un caca, c’est un cornet de glace au chocolat.   Je suis ouverte à toutes les cultures et à toutes les personnes. Mon père travaille principalement en Afrique, comment pourrais-je être raciste ?  »
<<<<ah!ah!ah!ah!ah!ah!ah!ah!a et ah!
« Cette émoticône n’avait pour moi rien de raciste. Tout le monde fait des fautes. Je n’avais jamais eu de réaction suite à cette photo, mais dès que vous devenez connue, tout ce que vous dites est regardé à la loupe. Je vais donc devoir être plus prudente . Et je ne suis pas raciste, je suis ouverte à toutes les cultures. J’ai notamment donné une interview chez RTL-TVI là-bas, cinq hommes noirs sont venus vers moi pour un selfie . Et je l’ai fait avec plaisir ».
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« C’est une manœuvre pour me saboter. Chez certains médias wallons, ils ne supportent pas le fait qu’une Flamande ait une nouvelle fois gagné le concours, et cherchent donc le bâton pour me battre. C’est dommage, car à l’étranger, ils ne se demandent pas si souvent si Miss Belgique est wallonne ou flamande. Nous sommes le pays des frites et du chocolat, et que la Miss parle français ou néerlandais, cela n’intéresse pas les étrangers. »
 elle n'a que 19 ans ????
 

dimanche 8 janvier 2017

Houhou !

ça se passe un jour de la semaine, dans le bus 39...rue de Vaugirard....écouteurs aux oreilles, je n' ai pas suivi pleinement l'action mais apparemment une femme noire et un enfant  sont entrés par la porte de sortie, bousculant une femme blanche approchant la soixantaine qui aurait dit "sauvage"....la femme noire, l'homme noir, et l'enfant noir sont assis dans mon dos, et elle dit : "c'est eux les sauvages, elle a attendu la dernière minute pour descendre, pourquoi elle s'est pas mis près de la porte si elle voulait descendre, c'est eux les sauvages, les arabes leurs font la misère, les arabes s'occupent d'eux"...l'homme noir est d'accord avec elle...devant moi, un couple blanc, vieux, lui porte un appareil auditif, de dire " je reste sur mes positions" je tends l'oreille..." il y a une minorité très bien, et une grande majorité insupportables, la France est trop généreuse" je remonte le son....
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 une incivilité......le mot sauvage a été prononcé....et voilà remis sur le tapis la présence des noirs dans le pays.....

Vincent Peillon (candidat de la primaire de gauche, sorti du formol et qui veut bien faire)...quelle est la différence entre la droite et la gauche : " pour la droite : il est noir ? Il n'a pas le droit de vote"...err well ! c'est embarrassant....
la semaine d'avant, il avait dit que la situation des musulmans était la même que les juifs il y a 40 ans....ah!ah!ah!ah!ah!ah!ah!...err !....disons que les mots sortent précipitamment de sa bouche...ou qu'il n'a pas eu le temps de bien s'entraîner avec des fiches.... 
 
 
 
confession : entre Nöel et le jour de l'An, j'ai vu des extraits de l'émission de Hanouna...sur YouTube...bon err ! je ne me sens pas concernée, vu que je ne regarde pas la télé....il vaut mieux en entendre causer à la radio...il a un voix aigue....un rire mécanique...
j'avais écouté deux fois son émission sur Europ', en rediff à  2 heures du mat'...pas 3 fois, 2....il y a cette femme qui ponctuait  toutes ses fins de phrases par un rire, toujours le même, que ça soit drôle ou pas, et c'était souvent pas drôle, il n'avait pas recours au rire enregistré (comme le fait Ruquier)il relevait du tic....
dans une de ces émissions écouté, il y avait Pierre Bellemarre, qui racontait que ses bureaux étaient dans un immeuble où se trouvait au rez- de- chaussée un restaurant chinois, et que de vilaines odeurs se répandaient jusqu'à lui et qu'il a fait fermer les lieux....c'était raconté avec un peu de mépris...Hanouna a qualifié son anecdote de raciste......eh bien, moi j'ai trouvé ça bien qu'il le dise...et ne se vautre pas dans la facilité....
<<<c'est ce fait qui me l'a rendu sympathique, sa vie son œuvre ne m'intéressent pas...
 
"ne dit pas ça sent mauvais" mais dit " tu as mangé chinois ?"....dans un sketch de P.Timsit....
 
j'ai atterri sur un site d'info ricain de droite qui reprochait à Obama de faire une fête d'adieu, pendant qu'en Floride un soldat tuait 5 personnes dans un aéroport...et puis un bandeau est apparu avec le message suivant :
"l'islam n'est pas religion mais un culte violent qui doit être banni d'Amérique...." et quelqu'un espère le vote d'une loi....ah!ah!ah!ah!ah!ah!ah!aha! et ah!
 
 
ce film est sorti en octobre dernier...et n'arrive que maintenant à ma connaissance, un film anglais réalisé par un africain...le personnage machin truc métis vit à Londres où il est photographe et un jour reçoit un appel du Sénégal, son père vient de mourir, donc il y va.....
il s'adonne au coït une fille noire...waouh !
White Colour Black Trailer
 
<<<l'acteur serait connu de tout le monde, sauf de moi parce qu'il est dans un clip de Rihanna...et comme je ne consomme pas la musique de Rihanna...donc...
et je perçois des vibrations d'une sexualité alternative, celle qui exclue les femmes, si le radar gay était allumée, il me dirait que c'est une pède...
cough ! cough ! nous savons que les réalisateurs ricains et européens préfèrent une version diluée de la négritude, surtout chez les femmes....
mais j'ai repéré ça et là des réalisateurs noirs, autre que les ricains, qui font exactement la même chose....il faut juste  que je réunisse les noms pour une démonstration de ce que j'avance....
 
 
 Miss France est née en Martinique...a vécu en Guyane....comme elle est métisse, tout le monde veut se l'approprier....parce que le colorism est très présent aux Antilles....
j'ai entendu la demoiselle, dans deux émissions radio....elle a 2 de tension, on a envie de la secouer pour qu'elle parle à la bonne vitesse...ou alors elle a très peur de dire des bêtises....ou alors l'horrible vérité est qu'elle n'a rien à dire...
sa chanteuse préféré : Alicia Keys....


non à la banane cloutée
 
 
comme je suis à la ramasse, je n'apprends que maintenant qu'un doc est sorti en octobre dernier
à partir d'un roman inachevé de James Baldwin, et d'archives, le réalisateur haïtien propose une méditation  sur ce que c'est qu'être un homme noir à travers le parcours de leaders des droits civiques : Medgar Evers, Malcolm X, et Luther King. 
c'est raconté par Samuel L.Jackson....ça à l'air prometteur....
<<<<de ma période Baldwin, il ne reste rien, mais rien....je préfère Richard Whright.....je me souviens d'un doc sur les droits civiques ou les noirs ricains raconté par Frédéric Mitterrand en vhs, ça m'avait épuisé émotionnellement....
bon ben tôt ou tard quelqu'un le mettra en ligne, donc attendons...
 
un film d'horreur interracial...ah !...un  type rend visite à la famille de sa petite amie blanche et des faits se produisent, ça a l'air...chargé...
Get Out - In Theaters This February - Official Trailer         
 
 
le  cas Tagbo, l'humoriste...
je me souviens d'un extrait à l'écoute de cette émission sur les média d'Europ', il y a quelque temps déjà....Tagbo était invité chez Ardisson et je  l'ai entendu dire que la première fois  qu'elle a compris qu'elle était noire, c'était à 9 ans, sa meilleure amie était blanche et rousse, et elle pensait être comme elle, blanche...
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puis je l'ai entendu dire sur France Info, face à Vandel, qu'elle avait un cancer du sein, pendant qu'elle faisait rire, elle souffrait le martyr
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puis je l'ai entendu chez Ruquier, à la radio dire qu'elle est arrivée en France à l'âge de 13 ans, arrivant d'Abidjan pour s'installer dans un trou perdu en province...
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et alors ?....et alors ben je n'ai pas le courage de chercher pour quoi tout ça m'intrigue, elle ne m'intéresse pas assez en fait....il semblerai qu'il y ait plusieurs versions de sa vie....